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  • Après le cahier de recettes en ligne pour pouvoir cuisiner partout, j'ai arrêté la gastronomie et me lance désormais à la conquête du monde. Rien que ça. Retrouvez donc z'ici les aventures d'une petite carotte aux quatre coins du globe.

Vous n'y auriez jamais pensé.

"Le gras, c'est la vie". (Caradoc dans la série télévisée Kaamelott) 

"On ne vivra pas vieux, mais au moins on se sera bien marré" 

"J'aime les plaisirs simples, il constituent le dernier refuge des êtres complexes" (O. Wilde)

"Si tu veux que la chance te sourie, évite de lui faire la gueule" (E.T.)

"On n'a jamais su finalement ce que les antilopes avaient contre les lopes" (lu sur bshfr.org)

"Happiness is real only if shared" C Maccandless (Into the wild) (viendez donc boire un pti coup à la maison !) 


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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 17:16

Voilà maintenant plus d’un mois que je suis rentrée ; et le voyage semble déjà si lointain. Et si proche, si férocement ancré en moi à la fois, comme un virus dont on peine à se défaire. Quand je recroise quelqu’un, j’ai le droit au rituel « alors ton voyage ? »... Alors… Alors, c’était bien. Et le reste s’embrouille. Comment résumer en quelques mots, quelques phrases six mois qui vous ont plus changé que vous ne voulez l’admettre ? On bafouille donc trois phrases « cétaitsuperjaienviederepartir… » Puis plus rien. Raconter au fur et à mesure du voyage les aventures, les anecdotes, les énervements qui ponctuaient mes journées paraissait évident. Mais là, de retour dans le froid soleil de Provence, dans une routine de la « vie active », on a toujours l’impression de tomber à côté. Les mots sonnent creux décontextualisés.

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Avec quelques personnes, on se sent une certaine connivence. Elles aussi ont voyagé, comprennent ce sentiment de décalage. Après avoir passé 6 mois en « petite voyageuse » à court terme, à avoir rencontré des gens sur la route depuis si longtemps devant lesquelles on a envie de s’incliner – respect – c’est à notre tour de passer pour une petite héroïne, super aventurière du monde. Et pourtant… Jamais la vie n’aura semblé plus facile que là-bas. Le retour aux habitudes occidentales est un choc. Je réalise que pendant tout mon petit trajet, je n’ai jamais eu peur, je ne me suis jamais sentie en insécurité, je n’ai jamais été malade. Et soudain, Marseille, le boulot, les voisins, le prix de la vie, la dure réalité, la fatigue, l’ennui, le stress, un emploi du temps, des obligations, le nez qui coule vous reviennent en pleine face. Vite… fuir à nouveau ? Envies de vomir, de tout plaquer, de tout changer. Et puis finalement, on s’y fait, on retourne dans le moule, on se réadapte, on retourne travailler, on se noie dans les préparations, on finit même par y prendre goût. Le voyage s’éloigne petit à petit. On fait des projets, pour repartir, où, quand. Quelques paroles en l’air mais pas tant que ça non plus. L’Amérique du Sud ? La route de la soie ? L’Arménie ? L’Australie ? L’Asie du Sud-Est ? Cet été ? Six mois encore ? Un an ? Reprendre un mi-temps annualisé ? Une dispo ? Tout plaquer ?

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Beaucoup de questions qui se bousculent, mais qui sonnent un peu creux aussi. On reste là, avec nos envies, nos rêves, nos obligations – du moins celles que l’on se crée. On tente de prendre une décision… Avant de changer d’avis le lendemain. Il faudrait donc déjà que je commence à prendre mon courage à deux mains et évoquer la possibilité de repartir à l’école. Avec des pincettes. Partir une fois, ça se comprend… deux, ça devient du dilettantisme. Alors... j’assume ? 

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Par Carotte - Publié dans : Voyages, voyages...
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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 13:29

Avant, je n’aimais pas les épinards. Ils évoquaient systématiquement pour moi les infects épinards à la béchamel de la cantine. Et depuis, j’étais restée sur l’idée que ce légume n’avait vraiment aucun intérêt. C’était sans compter sur le Palak paneer. Traduction : Palak = épinards, Paneer = genre cottage cheese, assez proche du tofu, le seul fromage que l’on trouve en Inde. Et c’est un plat que l’on retrouve à la carte de presque tous les restaurants. Plat presque « de luxe », car le paneer, même si c’est un fromage d’une fadeur sans nom, reste un fromage et coûte donc cher. Et avec des épinards donc. Et des épices. Et contre toute attente, après en avoir goûté, c’est moi qui réclamais des épinards à tous les repas…

Une fois rentrée en France, je n’allais pas laisser tomber si facilement ma découverte d’un nouvel ingrédient susceptible d’augmenter mon quota de fruits et légumes par jour. J’ai donc adapté la recette avec des produits trouvables facilement dans votre supermarché préféré (on trouve sur le net des recettes pour fabriquer son propre paneer, mais la feta fait office de remplaçant plutôt meilleur que l'original...)

Maintenant, grâce au palak paneer, faire manger des épinards à vos bambins ne sera plus un problème. Et je ne suis plus obligée de compter le Nutella comme un légume pour arriver à mes 5 fruits et légumes par jour. Et en plus, c’est super facile à faire. Qui dit mieux ?

 

Ingrédients : (en accompagnement pour 4 personnes)

- 500 g d’épinards en branche (surgelés ou pas)

- 1 ou 2 oignons

- 200 g de féta

- 2 kiris

- 1 grosse cuillère de crème fraiche

- beaucoup d’épices : gingembre, massala, grains de coriandre, mais vous pouvez aussi adapter avec du curry, du cumin, de la cardamome, des graines de moutarde, du piment, du curcuma, de la cannelle… Bref, ce que vous avez dans les placards.

- sel, poivre

 

Réalisation :

- Faire revenir dans une grande poêle les oignons émincés jusqu’à ce qu’ils soient légèrement dorés.

- Ajouter les épinards et laisser revenir encore quelques minutes (le temps que ça décongèle bien par exemple)

- Ajouter la crème fraiche, du sel, du poivre et les épices. Laisser encore mijoter quelques minutes

- Ajouter les kiris et la feta coupée en cubes. Le kiri fond et donne un côté très onctueux et la feta doit rester quasiment en dés : c’est bon s’il en reste des gros morceaux.

- Goûter pour vérifier l’assaisonnement et adapter en fonction (c’est la meilleure partie de la recette)

 

Servez avec du riz ou des nans, seul ou avec plein d’autres petits plats (par exemple du dhal, des oignons confits longtemps à la poêle, un curry de légumes ou d’agneau…) et bon appétit ! 

Par Carotte - Publié dans : Légumes
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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 08:56

 

Bentota / Brief Garden, 18 décembre 2011

 

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Une porte bleue au milieu de la jungle sur une photo. Voilà ce qui a initialement déclenché l'envie irrépressible de ma maman d'aller visiter le Brief Garden dessiné par Bewis Bawa à Kilawala, à quelques kilomètres de la côte en remontant vers Negombo. On pose donc notre serviette à Indurawa, au bord d'une très jolie plage en attendant d'aller voir ce joli jardin.

Si vous avez vu ou lu « Le jardin secret », vous aurez une bonne idée de l'impression ressentie dans ce jardin. Nous sommes les seules touristes ici, il faut dire que pour y venir, il faut être soit riche, soit motivé. Nous étions motivées. Un premier bus pour Aluthgama, un deuxième nous dépose devant un panneau « Brief » écrit en lettre gothiques. C'est parti, cheminant entre les mares où les lotus ont élu domicile, des fleurs qu'Aurélia aurait voulu à toute force ajouter à son jardin, des maisons isolées, des villageois en deuil mais étonnamment joyeux, nous indiquant avec des regards étonnés la direction du jardin. Il ne doit pas souvent y avoir des visiteurs pédestres ici. Guère de visiteurs tout court d'ailleurs : quand on arrive devant l'entrée principale, tout semble désert. J'avais pourtant appelé la veille pour vérifier. En effet, la grande porte jaune s'ouvre et un jeune homme nous ouvre la grille du jardin. Impression de pénétrer dans le jardin secret de l'histoire. Des petites allées serpentent entre les arbres, palmiers, pelouses et créations plus originales dues au créateur des lieux. Le tout est assez petit, du moins la partie à laquelle on a accès, mais la maison recèle encore nombre de surprises. Une fresque colorée, des panneaux d'animaux en argile, un mur de bouteilles, des sculptures, une salle de bain extérieure avec fontaine, des terrasses ombragées, une immense bibliothèque, de beaux meubles. Tout est chic sans être ostentatoire. On comprend facilement l'artiste australien Donald Friend qui y est resté 5 ans au lieu de 5 jours ; ou Vivien Leigh et Laurence Olivier qui y avaient posé leurs bagages lors d'un tournage. L'endroit est beau, simple, on a envie de s'y poser. L'accueil est en plus adorable : un petit thé sur la terrasse et je m'en crois déjà propriétaire. Non, vraiment ? Tant pis... Je reviendrai m'y installer plus tard, dans une autre vie. En attendant, continuons à arpenter celle-là, en profitant de ces petits moments hors du temps où l'on s'amuse à se prendre pour une autre.

 

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Par Carotte - Publié dans : Sur la route... Sri Lanka
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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 08:34

 

J'ai retrouvé deux petits articles sur la fin de mon voyage au Sri Lanka que je n'avais jamais posté. Voici donc pour vous souhaiter une belle année un petit souvenir de la magnifique ville de Galle.

 

Galle, 16-17 décembre 2011.

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Les auspices de Nicolas Bouvier me précèdent à Galle. Je suis en pleine lecture du Poisson-scorpion et je veux savoir ce qui a changé depuis 50 ans. Peu de choses à vrai dire. Ou beaucoup, selon par où l'on attaque la question. Le Fort est toujours un alignement de maisons coloniales dans des ruelles étroites cernées de remparts se jetant directement dans la mer. Quelques uns de ces bâtiments sont encore décrépis, dans des variations de verts et gris où je ne sais distinguer l'influence du tsunami de celle du temps. Mais la plupart des autres ont abandonné les « festons de sel » aux fenêtres et les nids géants de termites pour se reconvertir dans l'hôtellerie de charme. Avec plutôt bon goût et succès semble-t-il. Les portes – presque toutes ouvertes – laissent imaginer des jardins et des patios fleuris aux murs chaulés de blanc. Les meubles en bois sombre apportent une touche douillette à l'ensemble. On pose nos sacs dans une jolie maison au toit jardin magique. Et on part se balader dans la ville. On y croise beaucoup de touristes, mais aussi des sourires, un phare, des églises hollandaises, des tombes aux crânes souriants, des banians ancestraux et probablement magiques, de jolies boutiques aux prix adaptés au tourisme de luxe, des enfants qui jouent au cricket sur les espaces gazonnés, pas trop de voitures (mais le modèle rond et ancien semble de rigueur, version mini cooper). Un coucher du soleil le long des remparts, Sri lankais et touristes se promènent ensemble, admirant les vagues qui s'explosent 20 mètres plus bas. On se mèle à eux, buvant notre noix de coco à la paille, dégustant chaque gorgée : on commence malgré tout à réaliser que ce genre de petits plaisirs ne sera bientôt qu'un très charmant souvenir... Plus que 3 jours avant le retour. Et je me demande commet le temps a pu passer à la fois si vite et si intensément.

 

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Par Carotte - Publié dans : Sur la route... Sri Lanka
Laisser une miette de carotte. - Voir les 1 petites miettes qui traînent
Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 19:35

 

 

Au moment du retour, c'est le moment de faire le bilan ? Si ce n'est un retour sur moi-même que je vous épargnerais ici (en gros, la vie est belle, le voyage, c'est de la balle, j'ai envie de repartir), je me suis dit qu'un petit bilan pratique de mon itinéraire, mes coups de coeurs, coups de gueule et aspect pratique budgétaire pourrait en intéresser certains.

Ce qui est sûr, c'est que vis à vis de ces pays pour lesquels je n'avais pas le moindre a priori, j'ai été très très très agréablement surprise. J'ai passé des moments merveilleux dans les trois pays, j'ai apprécié chaque instant, avec une préférence du coeur pour le Népal, sans pouvoir l'expliquer. L'Inde a des côtés horripilants, mais aussi tellement d'aspects sublimes que ce pays fascine et attire définitivement. J'ai été en revanche assez déçue par le Sri Lanka, bien mais pas trop, et surtout bien moins sympathique et intéressant que son immense voisin (même si probablement bien plus facile au premier abord). Bon, ne soyons pas trop mauvaise langue, c'était beau quand même.

 

 

Népal :

 

Un pays coup de coeur, des rencontres formidables, des paysages incroyables, une incroyable facilité... Si c'est votre premier voyage seul(e), c'est le pays idéal !

 

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Ouske j'ai été :

  • Kathmandu : ville passionnante dès lors qu'on a dépassé les deux premiers jours à lutter contre pollution, circulation et foule.

  • La vallée de Kathmandu : lieux sacrés (Swayanbunath, Bouddhanath, Pashupatinath, Bakhtapur, Panauti, Dulikel, Patan... )

  • De Kathmandu à Pokhara : Bandipur et Gorkha

  • Le Teraï avec le National Park de Chitwan

  • Pokhara

  • Trek de Gorepani à Gandruk dans le massif des Annapurnas.

 

 

La maison vous recommande :

 

  • Une escale hors du temps à Bandipur, à la petite guest house (Kriti Home Accommodation) d'où l'on observe depuis le balcon la vie qui se déroule sur la place comme dans un tableau de Brueghel...

  • La vie à Kathmandu, avec les petits déjeuners à la terrasse ensoleillée du Kumari ou dans le délicieux Mountain Café (Freak Street), entre backpackers et motards népalais avant une plongée dans la foule de Basanthapur.

  • Un trek au milieu des géants...

  • Rire, m'énerver, ne rien comprendre, espérer, jouer, dessiner avec les enfants des rues pris en charge par l'association Pomme-Cannelle.

 

Courage, fuyez !

 

  • Pas la peine de prendre un guide pour les treks autour des Annapurnas : les chemins sont très clairs, les lodges jalonnent le parcours au maximum toutes les deux heures et vous croiserez, même en été, suffisamment d'autres randonneurs pour vous aider en cas de besoin...

  • Prenez un masque anti-pollution pour vos premiers jours à Kathmandu.

  • Attention aux coupures de courant qui peuvent être longues...

 

 

Budget :

 

La roupie népalaise était lorsque j'y étais très facile à convertir : 100 roupies pour 1 euro ! (été 2011)

 

750 euros dépensés en 7 semaines, mais la plupart sur les premières semaines, où je ne me suis rien refusée. Sur la fin, j'ai tenu sans aucun problème le rythme avec moins de 10 euros par jour.

Compter environ 3 euros / nuit pour le logement, entre 2 et 8 euros par jour pour la bouffe (tout dépend où vous allez), 1 euro pour les déplacements en bus (plutôt 4 si vous vous déplacez en taxi). Beaucoup de sites sont gratuits (ou le deviennent si vous êtes suffisamment discrets), sinon, comptez entre 2 et 5 euros pour vos visites (sauf Bakhtapur pour lequel vous devrez débourser 11 euros !)

 

 

Inde :

 

Pays tellement immense, tellement peuplé. Difficile à résumer en un petit bilan, j'y ai croisé les gens les plus adorables et les plus insupportables, des monuments incroyables, des villes surmenées et des montagnes paisibles... entre autres...

 

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Ouske j'ai été :

 

 

 

La maison vous recommande :

 

  • Explorer les monastères de la Spiti Valley, un petit bout du Tibet en Inde à travers des paysages immenses et splendides, se faire inviter à boire le thé chez les paysans qui ne parlent pas un mot d'anglais, n'ont rien, mais vous offrent tout...

  • Se laisser prendre à la ferveur de Varanasi, errer dans les rues sales et encombrées de vaches, de bouses et de touristes, faire un tour en barque au lever du soleil, s'arrêter boire un lassi poire au Blue Lassi Shop, attendre l'illumination en observant les hindous faire leurs ablutions matinales dans le Gange et ne plus jamais avoir envie de repartir.

  • Se promener entre les temples et les gros cailloux d'Hampi, à pied ou à vélo, en essayant d'imaginer l'ampleur de la ville à l'époque.

  • A Cochin ou Pondicherry, découvrir les boutiques et cafés créatifs et se laisser prendre au rythme nonchalant des villes coloniales.

  • A Munnar, explorer les plantations de thé et se reposer quelques jours en mangeant du chocolat fait maison.

  • Enfiler son plus beau sari pour découvrir le merveilleux temple de Tanjore.

  • Se régaler des délicieux thalis, dosais, uttapams, curries, alu parathas, palak paneer, paneer butter massala, momos... Un enchantement perpétuel des papilles, toujours très parfumé, rarement trop épicé, même dans les pires bouis-bouis.

 

Courage, fuyez !

 

  • J'ai définitivement développé une haine tenace pour tout rabatteur, des instincts violents envers tout conducteur de rickshaw ou de taxi, une allergie féroce pour tout solliciteur ou marchand réclamant que l'on rentre dans son magasin, le meilleur moyen de me faire fuir. Pensez à vous armer de patience et avoir les oreilles bouchées pour survivre...

  • Si vous êtes un peu pudique, préparez vous à vous retrouver dans l'objectif de quelques centaines d'indiens, qui vous demanderont parfois gentiment, mais parfois pas du tout...

 

 

Budget :

 

L'Inde est probablement le pays le moins cher pour voyager... Mais pour cela, il faut aussi abandonner certaines petites habitudes de confort (papier-toilette, serviettes,etc). On s'y fait vite.

 

Au moment où j'y étais : 1 euro = 65 roupies indiennes environ (septembre à novembre 2011)

 

J'ai dépensé 900 euros en 3 mois, soit un budget inférieur à 10 euros par jour, en incluant le logement (1 à 2 euros), la bouffe (2 à 4 euros), les transports, les entrées aux monuments (250 roupies, soit un peu moins de 4 euros, pour tous les sites de l'Unesco, sauf le Taj Mahal qui vous en coûtera 750, et entre 0, 100 et 300 roupies pour les autres lieux touristiques). Compris dans ce budget, j'ai aussi acheté tous mes cadeaux de Noël... Bref, si vous avez besoin de faire des économies, c'est le pays qu'il vous faut.

 

 

Sri Lanka :

 

Dernière étape de mes pérégrinations en Asie du Sud. Le guide vous décrira chaque recoin du Sri Lanka comme regorgeant de merveilles. Certes, c'est un joli pays, mais assez décevant pour ce qu'il est des choses à voir après l'Inde, et après le Népal, très décevant pour le rapport aux habitants...

 

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Ouske j'ai été :

 

 

La maison vous recommande :

 

  • Grimper au sommet de la citadelle de Sigiriya, admirer les charmantes demoiselles, passer entre les pattes du lion et admirer un fabuleux panorama.

  • Ramasser des yeux de Sainte Lucie sur la plage paradisiaque de Tangalla aux Mangrove Cabanas.

  • Flâner dans les ruelles du très joli fort de Galle.

  • Se perdre et s'extasier dans les « Royal Botanic Gardens » de Peradeniya, à côté de Kandy.

 

Courage, fuyez !

 

  • Les grottes de Dambulla, certes assez intéressantes, mais pas au point de débourser 1200 roupies pour y entrer.

  • Trincomale et ses plages : autant la ville de Trinco est plutôt agréable, autant la plage sale d'Uppuveli, décrite pourtant comme une des plus belles du monde, n'a rien à envier à celles du sud. En plus, l'ambiance est plutôt moins agréable qu'ailleurs.

  • Résistez au « tourist price »... Autant payer quelques roupies de plus ne me dérange pas trop si l'on compare nos pouvoirs d'achat, autant payer le double ou le triple du prix me semble franchement abusé, et entraîne un rapport au touriste et à l'argent assez malsain. (Mais quand on voit que les entrées aux sites coûtent 50 roupies pour un sri-lankais contre 5000 (!) pour un étranger, on comprend le décalage à tous les niveaux de la vie...)

 

 

Budget :

 

Plus cher que l'Inde et même que le Népal, j'ai dépensé 350 euros (+ 40 pour le pass du triangle culturel, payé en carte) en un peu moins d'un mois. Un budget de 12-15 euros par jour est à prévoir si vous vous déplacez en bus et que vous êtes économe.

 

150 roupies sri lankaises équivalaient environ à 1 euro (décembre 2011).

 

Comptez de 3 (rare) à 7 euros pour le logement (plus chers, mais le standing est aussi un cran au dessus), de 2 à 5 pour manger selon où vous allez, et 1 ou 2 euros pour les transports au minimum. Les entrées dans les sites touristiques sont assez chères par contre : 50 dollars pour le pass du triangle culturel (mais les entrées uniques vont de 5 à 30 donc le calcul est vite fait), facilement 1000 roupies pour les autres grands sites (7 euros), et très peu de sites gratuits. Et pour acheter vos souvenirs, il vaut mieux attendre l'Inde si c'est dans votre projet !

La seule chose qui est moins chère qu'en Inde, c'est... la bière ! (bon, pas énorme comme différence non plus). Amis houblonophiles, réjouissez vous !

 

D'ailleurs, en parlant de bière, je vous souhaite à tous de très belles fêtes de fin d'année, où que vous soyez... Moi, après un thali de Noël à midi avec dhal, alu curry, palak paneer et carottes massala, je m'en vais faire cuire mes blinis pour continuer dans la multiculturalité culinaire !

 

Joyeux Noël à tous et une grosse pensée pour tous ceux pour qui ce n'est malheureusement pas une fête très agréable...

Par Carotte - Publié dans : Sur la route... Inde
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