2 girls - 1 trip - The end.

Publié le par Carotte

Bon, passons vite sur la suite du voyage avec Cécile. Non pas qu'il n'y ait rien à dire. Bien au contraire : encore plein de belles choses, de bus, de villages, de maisons médiévales, de boutiques de souvenirs, d'escaliers... Mais si je continue à mon rythme, j'aurai bientôt un mois de retard !

Dans l'ordre, citons donc :

 

- Ghorka : cité dont l'intérêt principal réside en son fort-chateau-temple en haut de la colline (encore 1500 marches, nos fessiers – il est vrai – commençaient presque à être en manque). Nous arrivons pendant un des multiples et indénombrables festivals hindous. Les gens font une queue interminable pour déposer des offrandes à l'un des temples. Un babou attrapé au passage et parlant pas mal anglais essaie de nous expliquer tout ça mais ça mélange les dieux, les frères, les soeurs, les enfants, les morts et les vivants. J'ai un peu du mal à me dépatouiller, mais toujours est-il que c'est plein de couleurs (rouge, rouge, rouge, orange, vert...), de bruit, de monde (on se fraie difficilement un passage, d'autant qu'on a nos gros sacs sur le dos), d'odeurs... On a évité les sacrifices (heureusement ?). Le fort est en fait étonnamment petit. On va l'admirer d'un peu plus loin : vue sur les vallées alentours... C'est beau, il faut bien l'avouer.

 

- Un retour tumultueux à Kathmandu : va t'en retrouver un bus depuis Gorkha au milieu de l'après-midi. On se laisse convaincre par un mini-bus (de toutes façons, y'en a plus des gros) sous prétexte que c'est plus rapide... Sauf qu'on a le chauffeur le plus lent du monde. Et les pauses les plus longues... Mais nous sommes bien installées et le bus est neuf comme on n'en a jamais vus. Finalement, au bout de la 5° loooongue pause, on nous dit de changer de micro-bus. On perd nos sympathiques places à l'avant, mais vu la conduite du chauffeur, cela me rassurerait presque. On sent que ça devient dangereux quand même le mec chargé de récupérer des sous commence à pâlir en disant « oh putain » (enfin, la version népalaise). Est-ce la conduite (très) près du bord sur route de montagnes sans garde-fou ? Les coulées de boue ? La vitesse peu adaptée à la route ? Mais on arrive vivants, de nuit, 3 heures plus tard que prévu, avec un couple malaysien-singapourien (?) complètement rigolo avec qui on s'offre le luxe d'un taxi pour rentrer de la gare routière...

 

- Moultes visites dans la vallée de Kathmandu. C'est bon, je suis désormais une experte... Je pense avoir vu plus de choses dans la vallée que les népalais eux-mêmes... Bakhtapur épisode 3, Changu Narayan 2, Pashupatinath 2, Bouddhanath 35, Swayanbunath 3 (mais avec une heure passée à la swimming pool des singes suffisamment exceptionnelle pour eclipser les deux autres), Patan (pas mal), Kirtipur (c'est jooooli !), Thamel pour les boutiques (je deviens la reine du marchandage de pashminas).

 

- Kathmandu est une ville de plus en plus agréable. Finalement avec le temps, on sent de moins en moins la pollution et la vie y est vraiment sympathique : restaus excellents à des prix défiant toute concurrence, rencontres quotidiennes, une vie débordante (parfois presque trop !) mais jusqu'à 21h où d'un coup, il n'y a plus un chat dans les rues (par contre, combien de chiens !!!).  La vie à Freak street – la rue où se retrouvaient tous les hippies en 70, d'où son nom, et où nous logeons – est maintenant vraiment paisible, comparativement au reste de Kathmandu. Tous les jeunes voyageurs qui ont lu Charles Duchaussois sont là (va falloir que je m'y mette d'ailleurs). Concours de cheveux, plus roots que les népalais eux-mêmes, ça fume... Tentatives de recréation de l'ambiance hippie. On rencontre des gens de partout ; je fais figure de petite joueuse à côté des autres partis pour dix mois, un an, dix ans... Mais on y est bien. On commence à prendre nos petites habitudes, le petit-déjeuner sur la terrasse du Kumari, les soupes du Mountain café, les aalu paratha chez la vieille tibétaine, le trajet jusqu'à la gare routière de Ratna Park...

 

Bref. En 14 jours, je pense qu'on aura fait un tour quasi complet du Népal version express : de la jungle, de la montagne, de la ville, des animaux, des plantes, des rivières, des népalais, des tibétains, des français, des trekkeurs du monde entier, de la pluie, du soleil, du sport, de la culture... Et en plus, on a réussi à ne même pas (trop) s'engueuler. On est fortes non ?

Publié dans Sur la route... Népal

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Elisabeth 27/08/2011 15:59


Veinarde !!!! L épisode journée en bus de doux dingues sur route improbable avec paysages sublimes et ( a l époque) intervention maoïste, retour de nuit dans une kth débordante d' animation
motorisée est mon meilleur souvenir. Place devant a cote du chauffeur Of course ! Je t envie énormément!


Cec 26/08/2011 21:39



Caro oublie le plus important, elle a même touché un chien, the King of Freak street de son plein gré, il faut dire qu'il nous ouvrait la voie en chassant ces congénères, un allié donc...


Enfin, Roots vs Control Freak ont fait très bon ménage pendant ces 14 jours, à quand le prochain départ?? Merci Caro pour l'aventure!!!


PS : j'ai omis une miette sur l'épisode araignée, non ce n'est pas à coup de tong que Caro en est courageusement venue à bout, cela n'aurait pas suffit, mais bien à coup de chaussures de
montagne, si si!!! Caro, je te remercie d'ailleurs d'être restée silencieuse sur le fait que pendant que tu brandissais l'arme fatale, j'étais debout sur mon lit à faire des vocalises pour chaque
mouvement de la bête.....



christine 26/08/2011 19:07



J'ai troooooooooop enviiiiiiiiiiiie d'yyyyyyyyyy êêêêêêêêêêtreeeeeeeeeeeee !