A la douche ! Journée avec les enfants des rues.

Publié le par Carotte

 

Mercredi 27/07

 

Lever tôt pour tenter de rejoindre le centre en bus. Les népalais ne disant jamais non, il n'est pas facile de comprendre si oui ou non, ce foutu bus va bien dans la bonne direction. Et en effet, premier essai raté, je réalise au bout de 5mn que je suis carrément en sens inverse. Donc demi tour. Moyennant 20 roupies (=20cents) au lieu de 250 en taxi, je rejoins le centre. Je suis même franchement en avance, donc j'en profite pour faire un petit tour à Bashantampur (Durbar Square, la place touristique avec temples et ancien palais royal) et me trouver un endroit où boire un thé avant d'attaquer la journée à Kalimati, au centre APC pour les enfants des rues.

Le mercredi, c'est jour des douches. Douche, c'est un bien grand mot. Piscine à vrai dire. Dans un grand bassin en pierre. L'endroit est très beau, même sous la pluie. La piscine devait au départ être couleur pierre ou algues, mais à force d'accueillir les décapages au savon des enfants, elle a pris une couleur bleutée-blanchâtre, assez opaque. Les enfants se jettent à l'eau malgré sa température glaciale. Saltos, plongeons, acrobaties diverses. Les grands partent faire leur lessive derrière. Au passage, ils s'envoient des shoots de glu dès qu'on a le dos tourné. Dur de réagir. Dur aussi de laisser faire. On récupère quelques sachets mais ce n'est que la partie émergée de l'iceberg.

On arrive à préserver les petits plus ou moins que l'on savonne violemment. Après, « séchage » très relatif des habits sous une pluie torrentielle. On s'abrite sous un préau. On joue au chef d'orchestre. Photos, calins, réchauffage des enfants transis de froid.

Violents certes entre eux, avec eux-mêmes, jamais contre les adultes. Et attachants. Sourires, yeux qui brillent, câlins. Des enfants qu'on a envie d'aider même si la tâche est compliquée.

Repas d'un équilibre rare à base de céréales séchées et coca. Au moins, ils bouffent.

Retour en bus, chants, danses. A peine descendus du bus, on en a déjà perdu la moitié qui retournent à leurs activités. On rentre avec ceux qui restent au centre où ils sortent les karoms.

Puis toys story 3 devant lequel on s'écroule lamentablement, enfants comme adultes. On n'a pas l'impression d'avoir fait grand chose mais on est épuisé. Plusieurs enfants s'endorment en ronflant... Les nuits dans la rue ne sont pas les meilleures pour un sommeil de qualité...

 

Après, je profite d'être dans le centre pour aller boire une bière avec Hadrien. Bière qui se transforme en 2 puis 3 puis une pizza (aux 4 fromages... que c'est bon !) puis 4 puis 5... Je ne sais pas comment j'arrive à trouver un taxi moyenné a prix d'or et rentrer à bon port malgré une bande de chiens ayant décidé de me prendre en amitié (j'ai dû appeler le seul habitant de Boudha encore dans la rue pour m'aider !) et le portail de la guest house fermé que j'escalade je ne sais comment. C'est là que j'ai pris la grande décision de déménager dans le centre ville au plus vite ! Le cadre de vie de Boudhanath a beau être vraiment agréable, après 21h, tout le monde dort et tous les gens que je connaisse habitent dans le centre. Retour à la vie sociale donc.

Publié dans Sur la route... Népal

Commenter cet article

plum 01/08/2011 11:05



coucou!! chouette alors tu t'as vite retourvé des activités qui te sont familières!!! qui sont chimilah et hadrien? des gens de l'association je suppose... plein de bisous et à bientôt de te
lire!



Carotte 01/08/2011 11:36



oui, Chemilah qui bosse (super bien) à l'association Solhimal (anciennement Tibet Libre) et Hadrien directeur de l'association Pomme-Canelle (pour les enfants des rues). Deux belles assos qui
font un gros boulot ici :)


et sinon, oui, école et gamins... On ne change pas une équipe qui gagne. Mais là, je pense que la suite va être plus touristique et tranquille...