Darjeeling

Publié le par Carotte

 

Sur la route déjà, j'ai une impression de déjà vu... Ces hautes montagnes, tout ce vert luxuriant, ces visages aux yeux bridés, la température qui redescend, les drapeaux de prière au bord des routes, les chiens qui pullulent... On remonte dans le Nord ! Et nous revoilà au Népal. Nous ne sommes ici qu'à une trentaine de kilomètres de la frontière et on n'a vraiment plus le sentiment d'être en Inde. D'ailleurs les habitants sont des gorkhas et parlent népalais.

La ville s'accroche à la montagne, toute en verticalité. De la terrasse de l'hôtel, on a l'impression que la ville tombe à pic sous nos pieds. La brume cache le Kangchegjunga mais j'espère bien qu'elle me laissera l'apercevoir demain matin. Pour l'instant, elle enveloppe toute la vallée et les arbres immenses prennent des allures fantomatiques.

Darjeeling est reposante. Malgré les klaxons, la pollution et les embouteillages de jeep auxquels on n'échappe malheureusement pas.

De la terrasse de l'hôtel, une superbe vue sur la ville quand les nuages décident de se dégager un peu.

Premier matin, lever 4h. Avec ma compagne de dortoir, charmante colombienne, Anjelica, on se motive pour monter voir le lever du soleil à Tiger Hill, la colline touristique où tous les touristes vont tenter d'apercevoir le Kangchengjunga aux première lueurs de l'aube. On descend donc pour prendre une des jeeps qui partent. On arrive un peu tard. Il n'en reste que deux, et un groupe d'indiens peu décidés à partager... Je reviendrai sur les considérations sociologiques plus tard.

Leur refus sera finalement une très bonne idée puisque plutôt que de partir en jeep, on part réveiller un couple de français rencontré à Calcutta et qui avait pour projet de monter à pied là-haut... On part donc tous les 4. Le jour pointe son nez, les nuages s'ourlent de rose, la lumière devient superbe. On marche tranquillement comme ça une dizaine de kilomètres avant que ça commence à grimper. On croise dans la descente une file ininterrompue de jeeps et taxis et tout en maudissant la middle class indienne, on ne peut s'empêcher de se féliciter de n'être pas montées en voiture.

On arrive en haut vers 7h30 alors que tout le monde est déjà reparti. On a la place pour nous et entre les nuages, on aperçoit clairement des sommets enneigés... Et qui se dégagent bientôt. On a le Kangchengjunga pour nous, il fait un temps superbe.

Redescente ensuite vers la ville et l'animation du marché. Tous les bourgeois de Calcutta sont venus en vacances à Darjeeling, la ville est caffi de monde, locaux, touristes indiens et étrangers, ça grouille mais sans voitures, il y a plein de bonnes choses à grignoter partout, des robes en laine ignobles, des estrades où devraient se passer des choses mais on ne sait pas trop quand. C'est bien.

Publié dans Sur la route... Inde

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