Delhi

Publié le par Carotte

 

J'avais entendu bien des horreur sur cette ville... Arnaqueurs en tous genre, pollution, trafic, klaxons, bruit, saleté, hôtels chers et miteux... Il y a certes du vrai là dedans. Mais pas que !

Déjà, bruit, pollution, saleté, on commence à être habitués. A côté de Jaipur, le trafic semble presque calme. Et comparé à Ajmer, les gens sont bien plus accueillants.

Donc, finalement, Delhi, il faut s'y préparer, mais ce n'est pas la fin du monde ! Et puis, la ville a aussi beaucoup de qualités.

Déjà, de jolies choses à voir dans le plus pur « style indien » :

  • Jama Masjid, la mosquée : immense. Imaginez 25 000 fidèles. Il faut à peu près une demi-heure pour que tout le monde arrive à en sortir. C'est grand et beau.

  • Old Delhi : un grand bordel, des boutiques partout, des gens aussi, ça grouille, ça s'embouteille, ça crie, ça klaxonne, ça vit...

  • le Fort rouge, mais j'en avais déjà parlé plus tôt. Nous n'y sommes pas retournés, mais on aperçoit sa masse imposante depuis la mosquée et c'est toujours aussi impressionnant.

  • Pahar Ganj, le quartier routard où se condensent toutes les guest-houses, les boutiques à touristes, les touristes, les fausses agences de tourisme mais aussi des restos agréables, des restes du bazar que cela était. J'ai parcouru ainsi quelques dizaines de fois Main Bazar de long en large sans jamais m'en lasser, malgré les sollicitations permanentes que je finis par ne même plus entendre.

Et ensuite, la face cachée de Delhi... l'autre visage de l'Inde. En un coup de métro, nous voilà passés de Chandni chowk (Old Delhi) à Central secretariat (New Delhi)... Et on a l'impression d'être arrivés sur une autre planète. Imaginez une sorte de Champs-Elysées, une avenue de 2 km : d'un côté la maison du président, immense bâtiment résidu de l'époque coloniale ; pas loin, le gigantesque parlement ; à l'autre bout, la « Delhi Gate », un arc de triomphe. Et pas un papier par terre, pas un mendiant, pas une boutique, pas un bruit de klaxon... Un autre monde, vous dis-je. Il y a des militaires, un boulevard immense avec paradoxalement très peu de voitures, des tonnes d'Ambassador blanches garées de manière organisée (si, si, j'vous jure !) devant les bâtiments officiels, des pelouses d'une propreté à faire pâlir le métro new-yorkais, un calme troublé occasionnellement par les écureuils qui s'éclatent dans les arbres... C'en est presque trop calme ! On se demande un peu où on a atterri...

Inde, terre de contrastes ? Ici, en deux stations de métro, on n'aura pu trouver mieux...

Publié dans Sur la route... Inde

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