Des ruines, des temples, des cailloux, et au milieu coule une rivière...

Publié le par Carotte

 

Hampi, 5-6-7 novembre 2011.

 

Hampi, aujourd'hui petit village entièrement dévoué au tourisme. Il y a quelques siècles (XIV° au XVI° en réalité... pas si vieux !), capitale du riche royaume Vijayanagar dont il ne reste que des ruines. Mais quelles ruines ! Environ 400 temples partout dans la campagne alentours plus ou moins bien conservés. Des restes également de l'ancienne cité royale. Et tout ça dans un paysage splendide de gros blocs de cailloux orangés, des broussailles et une rivière qui coule paisiblement au milieu. Bon, on vous rassure de suite, on n'est pas allées explorer les 400 temples. On s'est contentées d'en voir une quinzaine et c'était déjà pas mal.

Le premier jour à vélo, le deuxième à pieds, crapahutant dans les rochers sous un soleil de plomb.

Tout ça pour voir des temples donc. Des temples, des temples, des temples et la ville royale aussi. Et des sculptures, drôles, jolies, fines, presque coquines, déesses ou danseuses aguicheuses, animaux monstrueux, vaillants guerriers, dieux multiples, un boudha perdu, des vaches, des éléphants, un charmant char tiré par des pachydermes en pierre, colonnes, déambulatoires obscurs, les immenses étables d'éléphants (le roi en avait 800, la vingtaine qu'il préférait avaient le droit à ces écuries de luxe), des mignons petits pavillons qui n'ont de lotus que le nom, des pierres, des cailloux, des cailloux, des cailloux.

Mais Hampi, ce sera aussi des noix de coco directement depuis l'arbre (miam et glou !), une guest house au prix imbattable mais au lits grinçants, beaucoup de népalais et de tibétains adorables et donc des momos à manger, deux couchers de soleil bêtement ratés, des rickshaws qui pourrissent un peu l'ambiance si agréable de l'endroit, un éléphant, un grand temple animé en plein centre de la ville, des hindous en pélerinage, la lessive sur les ghats au bord de la rivière au milieu des nandis sculptés, mélange toujours de sacré et de profane.

Hampi (je vous l'écrirai en kannada, la langue du Karnataka, c'est tellement joli), c'est un peu un musée à ciel ouvert où touristes occidentaux et pèlerins indiens ne se mélangent guère, où j'aurais pu passer des heures dans les rochers (c'est même un lieu assez connu pour faire du bloc, mais sans chaussons ni crashpad, c'est moins facile), à tester les bateaux traditionnels ronds en bambou, à sortir des sentiers parcourus. Mais déjà en trois jours, on a eu le temps d'en prendre plein les yeux et les papilles !

 

Publié dans Sur la route... Inde

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