Durga Puja !

Publié le par Carotte

 

Dès le printemps, dans le quartier de Kumartuli, tout le monde s'active. Structure de la statue en paille, recouverte ensuite d'argile et de terre, puis peinte, puis habillée, décorée, on lui plante des cheveux en laine, la pare de bijoux et de tissus brodés.

Lorsque j'arrive, le festival est déjà commencé et les statues sont déjà installées dans leurs temples : des milliers à travers la ville qui rivalisent de grandeur, de beauté et d'originalité. Tout en papier mâché, ou en bambou, en marqueterie, carton, ficelles, bouteilles en plastique... Le modèle de statue est assez stéréotypé mais chacun y va de son détail dans la couleur, le surplus de paillettes, les fauteuils accueillant les visiteurs.

Le concept pendant les premiers soirs est d'aller se balader dans la ville à la découverte des différents temples. Autour de certains, c'est une ambiance de festival : gargottes, snacks, barbe à papa, stands de démonstration de danse, tout le monde assis par terre sur des journaux en train de manger ou boire qui semblent attendre un concert. Pendant 4 jours, ce sont les vacances... Certains en profitent pour abuser un peu trop du « daru »...

Pour rentrer dans certains, il y a de la queue. On attend que tout le monde passe devant les statues, fasse sa petite photo (les indiens sont de grands acros à la photo de tout et n'importe quoi faite avec le téléphone). Ca défile.

Chaque soir, il y a de plus en plus de monde. Jusqu'au dernier où là, on démonte tout ! Et on embarque les statues vers le Gange, chargées dans des camions dans lesquels tout le monde grimpe, avec tambours et sifflets. Et là, les files de camion attendent pour pouvoir débarquer les statues, les bénir avant de les jeter dans le Gange. Je m'abstiendrai ici de tout commentaire écologique. En voyant une jolie peluche lion flotter, je trouvais juste ça dommage... autant de travail pour en arriver là. Mais ce doit être mon esprit pragmatique et prosaïque, incapable de jeter.

Le lendemain, des restes de statues s'échouent sur les berges, recouvertes de boue, pendant qu'à Kumartuli, on a déjà recommencé à s'activer : dans dix jours, maintenant, c'est Diwali...

 

Publié dans Sur la route... Inde

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The King of The Thousands 12/10/2011 00:18



Incapable de jeter... ça doit être de famille... le garage à Toulon se remplit lentement mais sûrement... mais tant que tu ne nous ramène pas des lions boueux, ça va ;-)


Bisous !