L'école buissonnière

Publié le par Carotte

 

Dimanche 31 juillet

 

Lever difficile. Je n'ai aucune envie d'aller à l'école, d'autant qu'un groupe de français avait proposé une journée à la cascade, endroit parait-il fort sympathique, à une heure de Kathmandu. Heureusement, Marco, un italien lui aussi volontaire à APC, me motive à me bouger les fesses car il doit lui aussi aller à Boudhanath. Je file à l'école terminer mes lettres et attaquer un nouveau projet d'écriture avec les enfants. Les professeurs étant incapables de me dire ce qu'ils voudraient que je fasse, j'improvise et me dit que l'expression écrite ne peut pas leur faire du mal. Ils écrivent beaucoup, mais uniquement en copie et l'imagination et la création ne sont pas leur fort. Me voici donc auto-proclamée prof de productions d'écrits en anglais. Pas toujours facile, mais ça marche.

 

L'organisation étant ce qu'elle est et les exams approchant, je décide de les abandonner pour l'après-midi. Plutôt que de glandouiller encore une aprem en attendant de trouver une classe libre pour improviser une séance, je préfère rejoindre Marco pour marcher jusqu'au monastère de Kopan à une petite heure de Boudhanath sur les collines.

La montée est ardue, sous un immense soleil. En robe tibétaine et baskets, j'ai un look inimitable mais je crève de chaud. L'arrivée et la vue là-haut vous font oublier les efforts. Vue sur tout Boudhanath et Kathmandu qui s'étalent dans la vallée et au loin, les montagnes qui commencent dans les nuages. Et du vert, enfin ! Rizières, forêts et montagnes. Dans Kathmandu, c'est une couleur quasi inexistante, à part dans les saris et qurtas des népalaises.

Retournons à Kopan. Le monastère en lui-même vaut le coup d'oeil, merveille de kitschissimerie bouddhiste. Des couleurs à la pelle, du doré, des petits animaux polychromes, des clochettes, des chandelles, de charmants parterres de fleurs, des bouddhas grassouillets et rigolards, des fontaines, l'herbe verte. On se croirait à Eurodisney.

 

Le soir, coucher de soleil à Swayanbunath. On surplombe la ville qui change de couleur sous les nuages. Le stupa brille. Très cliché mais très joli.

 

La vie à Kathmandu est très agréable, je prends le rythme népalais, c'est à dire pas trop vite. Je redécouvre le plaisir de lire et de ne pas avoir toujours quelque chose à faire. Mais je commence à sentir l'appel des montagnes et de l'air pur... Envie de sortir un peu de là et de m'activer un peu. C'est qu'à force de m'empiffrer et de ne réaliser aucune activité physique, je commence à m'encrouter un peu !

Publié dans Sur la route... Népal

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Flo 02/08/2011 16:45



ce serait assez grandiose que tu réussisses à prendre du poids pendant un voyage d'exploration du sous continent ...



Carotte 03/08/2011 20:01



J'en suis pas loin pour l'instant !



The King of The Thousands 01/08/2011 21:54



Remarque qu'à force de t'empifrer, tu pourrais nous laisser une recette de cuisine locale histoire de ne pas perdre de vue le but initial de ce blog ;-)


Bisous !



Carotte 03/08/2011 20:03



Pour l'instant, j'alterne momos (sortes de raviolis en forme de corne de gazelle) frits ou vapeur, sizzler, difficilement réalisables à la maison, soupe de tomates, cowmein (nouilles sautées aux
légumes) et pizzas (très typique, je sais...)