Népal... suite et fin !

Publié le par Carotte

 

Beaucoup de retard... Considérons l'absence de nouvelles comme un bon signe : il s'est passé beaucoup de choses ces dernières semaines ! Et en Inde, la couverture internautique est paradoxalement moins bonne qu'au Népal.

Commençons donc par tenter de résumer la fin de mon séjour népalais :

  • un WE à Panauti, très jolie ville newari. On a la chance de tomber un soir où – pour on ne sait quelle raison – il y a fête au village. Les jeunes chantent de la pop-rock népalaise. Ca pogote et ça crie dans la foule. On a l'impression d'être dans un énorme concert ! On se fait inviter à danser, nous sommes les seuls touristes là et tout le monde vient nous parler. Fous rires.

  • On enchaîne le lendemain avec une petite marche jusqu'à Dulikhel, autre charmante bourgade où on échoue dans un petit restaurant. La mère en bonne matrone gère son petit boui-boui pendant que la fille fabrique des momos. Je regarde fascinée la dextérité avec laquelle elle plie la pâte autour de la farce, puis n'y tenant plus, je lui demande si je peux essayer. Elle se montre une pédagogue fort efficace même si j'ai encore des progrès à faire !

  • De retour à Kathmandou, la suite du travail à Ramgat avec les enfants des rues. Quelques petits bonheurs : l'un des enfants est retourné dans sa famille, un autre enfant est venu rejoindre le centre de transit et a commencé une formation pour dessiner des thankas. Et des progrès minuscules mais agréables. La communication est souvent difficile, mais on s'attache vite à ces enfants !

  • Des soirées avec les gens rencontrés à Kathmandu, touristes, voyageurs au long cours ou népalais. J'ai récupéré un appartement, gentiment prêté par Hadrien en voyage en France, et je (re)découvre le bonheur de faire la cuisine après un mois de restaurants !

  • Un festival pour mon dernier jour : c'est un festival des femmes... pour assurer une longue vie à leur mari (question égalité des sexes, on a encore du boulot !). Mais on se retrouve avec Alizée invitées par Nisha du BLC à danser avec elles, sublimes dans leurs saris, sur les temples de Basantapur. Saris rouges de préférence, mais surtout en voile, brodés et rebrodés d'or. Un beau sari coute presque un mois de salaire ici...

    Shankar analyse de façon très intéressante le problème du Népal : 365 jours / an ; 300 jours de festivités. Et lors de ces journées, les gens sont prêts à se ruiner en offrandes, tenues ou autres. Forcément, ça ne laisse plus des masses pour manger et dormir...

    Avec Alizée, on n'a pas de saris, mais on compense avec une tika sur le front et des bracelets tintinabulants. Et on se fait remarquer ! Deux françaises qui tentent de danser pas trop ridiculement au milieu de toutes ces népalaises de tout âge. On est au centre de tous les téléphones portables. Mais les réactions sont généralement plutôt agréables. Une vieille femme chantant avec toutes ses tripes me donne des frissons et m'encourage à retourner danser. Mais je préfère l'écouter chanter. Puis on change d'endroit et on va danser un peu plus loin, au milieu d'un autre groupe. Il fait une chaleur monumentale et on finit par s'écrouler à l'ombre. Les filles jeunent normalement pendant deux jours... On décide de déroger à la règle et on s'éclipse pour aller boire un verre à l'abri des regards.

 

Je suis arrivée au Népal sans a priori. Pour moi, ce pays avait des grandes montagnes – que je ne pourrais pas voir à cause de la mousson – et ce que j'en savais se limitait à peu près à ça. J'ai découvert un pays avec – certes – de superbes montagnes (que j'ai même pu apercevoir), mais aussi des superbes villes et villages, des habitant adorables avec qui la conversation est tout à fait possible malgré les différences culturelles, des projets passionnants menés par des gens qui le sont tout autant, des milliers de couleurs, d'odeurs et de saveurs. J'avais peur d'y rester plus d'un mois et demi, pensant m'y ennuyer au bout d'un moment et je n'ai finalement pas fait la moitié de ce que j'aurais aimé y faire, sans jamais m'ennuyer et sans jamais regretter d'être partie. Si l'Inde après n'avait pas été aussi attirante, j'aurais probablement pu y passer 5 mois. Le seul défaut du pays résumé par Fanny et Annaëlle, deux volontaires de APC : « Le seul vrai problème dans votre pays, c'est qu'on ne peut y rester que 5 mois par an... » Je ne suis pas loin d'adhérer à leur philosophie.

Publié dans Sur la route... Népal

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The King of The Thousands 11/09/2011 23:27



J'allais faire exactement les deux mêmes commentaires :-)))


Bisous !!!



christine Leroy 11/09/2011 20:40



Pourquoi l'histoire des 5 mois par an ? On n'a pas le droit de rester au Népal plus longtemps, ou c'est juste une histoire de climat ?



Carotte 12/09/2011 06:28



Non, c'est une histoire de visa !!!



christine Leroy 11/09/2011 20:38



Yeah, la suite des aventures ! Génial, surtout que c'est toujours aussi merveilleux à lire.