Oh tu sais, moi, les voyages...

Publié le par Carotte

 

Ou l'Inde, c'est beau comme un voyage en train.

 

Il paraît qu'un voyage en Inde ne saurait être complet sans un voyage en train. Le train est une institution à part entière ; les gares un monde. On y mange, on y dort, on y attend des heures, on y papote, on y mendie, on y travaille, on y vit.

Quelque soit l'heure à laquelle vous passez, il y a du monde. Qui dort ou qui attend son train, allongé par terre ou sur un des rares bancs. Des garçons passent en hurlant « chai chai chai » qu'ils vous servent dans un gobelet en plastique moyennant 4 ou 5 roupies, des chariots vendent des samossas, il y a même des pharmacies et des books shops sur les quais. Et surtout, beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde !

Les trains, c'est toute une organisation, il n'y a pas moins que 5 classes différentes, avec ou sans air conditionné, avec ou sans couchettes.

On devient des habitués de la classe « sleepers », sans air conditionné mais avec couchettes. 6 couchettes, 3 de chaque côté de l'absence de compartiment, 2 de l'autre côté de la rangée, pas de séparation, joie et convivialité dans les ronflements. Mais c'est finalement assez confortable, à peu près comme les couchettes seconde classe en skaï dans les trains français. Une fois cadenassés les sacs et attachés au lit, on peut dormir tranquillement.

Puis vient le trajet en lui-même. La notion d'espace-temps tel que nous le concevons est désormais révolue. Delhi- Agra, 3 heures de trajet + 2 heures de retard. Delhi-Varanasi, 11 heures de trajet + 5 heures de retard. La ligne est coupée à cause des pluies. Descente un arrêt plus tôt où l'on nous dit de prendre un « auto ». J'attends avec les nombreux autres passagers un moyen de parcourir les 10 derniers kilomètres me demandant toujours ce que c'est que l'« auto ». Au bout d'un long moment d'attente, il s'avère que « auto » renvoie aux auto-rickshaws. Sauf qu'un train entier vient de débarquer, qu'il y a seulement 3 ou 4 rickshaws dans ce coin, et que de véritables lacs et rivières à traverser pour rejoindre Varanasi, donc ils ne se battent pas en duel pour partir et demandent des sommes astronomiques. Un rickshaw s'est déjà embourbé, de l'eau jusqu'en haut des roues.

Avec une famille australienne, on commence à marcher (Je rappelle la présence des lacs et rivières formés au milieu de la route ; c'est valable aussi pour les pieds. L'eau monte aux mollets.)

Finalement, au bout de quelques kilomètres franchement désorientés, une voiture s'arrête et propose d'en prendre 3 en stop, nous sommes quatre. Même au même moment, un rickshaw avec deux de mes voisins de voyage passe et je le choppe en route et j'arrive finalement à la gare de Varanasi, plus de 6 heures après l'heure prévue.

A côté des chemins de fer indiens, la SNCF fait figure d'enfant de choeur...

Publié dans Sur la route... Inde

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mathieu 28/09/2011 17:19



N'oublions pas :


- les mendiants à travers la fenetre


- les gars qui veulent te remplacer tes semelles de chaussure


- les gars déguisés en nana qui veulent juste te tripoter ou que tu leur donnes des thunes.


 



Carotte 28/09/2011 17:28



Grave !!! Je savais bien que j'avais oublié des trucs...



The King Of The Thousands 28/09/2011 17:16



Allez, prends un TGV, c'est l'heure du cirque...


Bisous !



Carotte 28/09/2011 17:28



Fais des bisous à tout le monde pour moi !!! Je sors d'un cours de danse indienne à défaut de cirque. Après 3 mois sans sport, ça fait mal !!!