On the way to Pudducherry. Ou « Comment échouer sa nuit en 3 étapes ».

Publié le par Carotte

 

Nuit du 18 au 19 novembre 2011 - Tanjore - Pondicherry.

 

Etape 1 : se fier au Routard.

« De Tanjore pour Pondicherry : départs très tôt (3-4h) ou en soirée. Trajet : 7h30. »

Ok, autant prendre le bus de nuit alors, histoire de ne pas perdre une journée. Les gouvernementaux partent en fin d'aprem, ce qui nous fait arriver au milieu de la nuit. Pas franchement rentable. Autant y passer la nuit, ça nous fera économiser une nuit d'hôtel. Rusées les filles. Je trouve une compagnie privée qui a un départ à 22h, ce qui d'après mes calculs nous fera arriver vers 5h-5h30. Nickel. Le mec de l'agence me dit 4h, mais il doit mentir, le bus aura un peu de retard... Allez, zou, emballé, pesé, j'achète.

 

Etape 2 : s'apercevoir que les informations du Routard sont erronnées.

Arrivées au bus :

  • Bonjour, à quelle heure on arrive ?

  • Vers 2h-2h30.

  • ?!? … Mais combien de temps dure le trajet ?

  • 4h.

  • … Euh... Vous pourrez nous réveiller quand on arrive alors ?

(ils doivent mentir, ils doivent mentir, ils n'ont pas la même notion du temps que nous... )

 

En fait, non, ils ne mentent pas. Constatation sur la carte : il y a moins de kilomètres entre Tanjore et Pondichery qu'entre Madurai et Tanjore. Donc quatre heures, de nuit, sur une bonne route semble une prédiction tout à fait probable. Bon. Heureusement, le bus part avec presque une heure de retard.

 

Etape 3 : C'est beau, une gare, la nuit.

Ils avaient donc raison. Il est 3 heures du matin. Nous sommes au milieu d'une banlieue de Pondicherry à 200m de la gare routière. On n'a pas dormi (nous n'avons pu résister à Singam, flic-lion aux aventures retranscrites en tamoul sur l'écran du bus) et on a 20 kg chacune sur le dos.

On décide d'aller attendre à la gare routière qu'il fasse un peu plus clair.

  • Un thé ?

  • Pourquoi pas ?

Un thé donc, sur un banc au milieu de tous les gens qui dorment (oui, l'Inde, la nuit, c'est pas pareil). Puis papotons. Tentons de lire. Admirons les plieurs de journaux qui inlassablement mettent un supplément à l'intérieur du quotidien. Puis cherchons un bus pour rejoindre le centre ville. Y'en a pas. Ou peut-être après 5h. Ou 6h. Négocions donc un rickshaw. Les premiers m'annoncent des sommes astronomiques. Je les envoie au diable en leur faisant remarquer qu'ils sont la honte de l'Inde. Faut pas m'emmerder, j'ai pas dormi.

On décide donc de partir et pied et 200m plus loin, on en trouve finalement un, un peu plus honnête que les autres, qui nous emmène à la guest house. Pis tant qu'à faire, maintenant que nos sacs sont posés, qu'on est à 200m de la mer exposée plein Est, allons profiter du lever de soleil... Un peu caché par les nuages, mais on n'est de toutes façons pas vraiment en état d'en profiter... On vieillit... Les nuits blanches, c'est plus pour nous !

Mais bon : on est à Pondicherry. Et on y est bien. Et ceci une autre histoire.

 

 

P.S. : Rien à voir avec l'uttapam, mais si vous regardez bien, j'ai rajouté quelques photos sur les précédents articles ! (Merci la 3G et les insomnies post nuit blanche) Bon, sur celui là, pas grand chose à vous faire admirer. Vous devrez une fois de plus vous contentez de ma loggorhée littéraire !

Publié dans Sur la route... Inde

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juliette 28/11/2011 18:44


Tiens ça me rapelle un trajet Agra-Delhi. En principe 2h.......mais avec 12h de retard et une nuit dans la gare.  

babeth 20/11/2011 20:27


Mais nous t'es pas vieille, juste un peu lasse et dépitée par des projets non conformes à tes souhaits ... Gros bisous, t'es mieux là qu'à aller voir des gamins pour leur apprendre le futur, le
passé dont ils n'ont rien à cirer, des fractions et encore avec des tartes ça passe. Profite même des petits malheurs, ce sont eux qui te font voir des jours meilleurs !