Thriller.

Publié le par Carotte

Chitwan, samedi 6 août.

 

C. entra sous la douche. L'eau mit à moment à se réchauffer mais finalement, après une journée dans la jungle, elle n'allait pas faire la difficile. Elle attaquait la phase savonnage quand soudain, elle leva les yeux. Elle était là, juste au dessus d'elle, la fixant calmement, de ce calme qui semble précéder la tempête. Première réaction : la surprise. Oh putain de merde. Deuxième réaction : l'action. Vite, se rincer, s'emballer dans une serviette avant que l'autre ait décidé de passer à l'attaque. Troisième réaction : la panique. A peine eut elle refermé la porte sur l'ennemi, elle réalisa qu'elle était en serviette, dans un pays où il n'était décidemment pas décent de sortir en cette tenue à la vue de tous, qu'elle était par cette tenue même extrêmement vulnérable. Elle eut donc la réaction classique : déléguer. Céciiiiile ! On a une copine dans la salle de bain, ne voudrais-tu donc pas t'en occuper ? Non ? Vraiment ?

Et là, comme dans toute situation dramatique, les deux grandes aventurières se dirent que le mieux serait probablement d'immortaliser la scène par une photo. Sauf qu'entre temps, la fourbe ennemie avait agi. Son plan machiavélique en place, elle s'était rapprochée de la porte d'entrée, prête à bondir.

Pour resituer la scène, il faut considérer que C. était toujours emballé assez peu pudiquement dans sa serviette de bain, qu'elle tentait de s'habiller en cas d'une évacuation rapide nécessaire, et le tout debout sur le lit en cas d'une attaque simultanée d'une autre congénère complice. Ou d'un combat au sol menée par la première.

Cécile ouvrit donc la porte courageusement mais voyant les avancées de l'ennemi, elle la referma le plus vite possible. Oh la vache. On fait quoi maintenant ? Attends, je m'habille !On la sort de là ? T'en es capable ? Non. Moi non plus. On attaque ? Tu vois quelque chose d'autre à faire ?

Les préparations pour le combat final débutèrent. Chaussures montantes, pantalon et surtout une arme de guerre, la mieux conseillée dans ces cas là : la tong.

Tu y vas ou j'y vais ?

Allez, j'y vais.T'es prête.

1

2

3

 

PLAF.

 

RIP.

 

Pourtant, il faut préciser que normalement, j'aime les araignées. C'est même le premier mot de 3 syllabes que j'ai su prononcer. Mais là, ce n'était plus une araignée. Mais un monstre. Un vrai. Un qui fait peur comme dans les livres. Ou presque. Mais bon... Je pense que certain(e)s d'entre vous nous comprendront et nous excuseront.

Publié dans Sur la route... Népal

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The King of The Thousands 22/08/2011 00:58



Rassuré que tu aies pris une chaussure de rando, la tong semblait en effet incompatible avec la taille de la bestiole :-)



plum 17/08/2011 13:19



et sinon on peut avoir des vrais histoires de trek dans la jungle avec photos de rêve et qui font saliver?



Carotte 18/08/2011 04:32



oui oui ! ça va venir !!! Cécile vient de partir, je vais avoir plus de temps maintenant... Sniff !



aurelia 15/08/2011 11:08


Pauvre bête ! J'aurais surement eut la même réaction !


christine 15/08/2011 10:10



Surprise de la relecture tardive, les genoux miu, c'est cool... On va dire mous !



christine 15/08/2011 10:09



Oh comme je te comprends... Quand je repense au monstre sur lequel j'ai moi même failli m'asseoir dans la jungle thaï j'en ai encore les genoux qui deviennent miu, alors !


Et je ne suis même pas sure que j'aurais eu le courage de l'écraser, moi !



Carotte 18/08/2011 04:32



j'aime beaucoup les genoux miu.