Un peu de culture dans ce monde de brutes.

Publié le par Carotte

 

Le Triangle Culturel... Nom un poil ronflant pour un polygone vaguement triangulaire qui renferme la majorité des sites anciens du Sri Lanka. Ceux qui n'aiment pas les bouddhas, les ruines et les dagobas peuvent zapper cet article ;) On attaque donc la partie « culturelle » du voyage...

En commençant par Dambulla et ses grottes sculptées et peintes. A l'entrée, on est accueillies par un immonde temple moderne financé par les japonais, tout en faux : arbres, rochers, balustrades... en vrai béton. Avec aussi une gueule de monstre, des balcons en lotus, une rangée de bonzes apportant leurs offrandes... Le tout recouvert de couleurs criardes, voire fluos, un immense bouddha doré trônant sur le tout. Une certaine vision du bouddhisme...

Les grottes sont heureusement un poil plus jolies, après une grimpette dans la colline entre les marchands du temple et les mendiants. La vue est belle sur la campagne environnante, très verte. Et les grottes, beaucoup plus petites que ce à quoi je m'attendais. La plus belle est peut-être la plus petite, presque entièrement occupée par un grand bouddha couché au sourire bienveillant et aux pieds énormes. Les autres rivalisent en quantité de statues de bouddha dans toutes les positions. Deux d'entre elles abritent même un petit dagoba (la version sri lankaise du stupa pour ceux qui auraient suivi). Après, c'est un peu décevant, rien de vraiment original ou grandiose. Les photos que j'avais pu voir du site avant sont plutôt plus belles que la réalité... Le prix d'entrée, en revanche, ne change pas lui (1200 roupies)... Mais bon, c'est une première étape culturelle, et une étape géographique sur le chemin de Sigiriya où l'on arrive au coucher du soleil.

On arrive à Sigiriya donc et l'on aperçoit la « forteresse », en fait, un énorme bloc de caillou de presque 300m de haut, qui rougit. On s'installe au Flower Inn à qui l'on peut sans aucun doute décerner la palme de la déco la plus kitsch, à base de fleurs en plastique et de teddy bear attendant sur les lits, la serviette coordonnée pliée en forme de serpent; le tout harmonieusement assorti en rose. Mais c'est très confortable et joli malgré tout.

Le lendemain matin, tentative mal réussie d'arriver dans les premiers à la citadelle. On évite heureusement le plus gros et on attaque l'ascension, se réservant les jardins pour plus tard. Ca grimpe dur mais sans problème puisque tout le long, on a de quoi se régaler les yeux : vues de plus en plus splendides au fur et à mesure que l'on monte, un petit couloir suspendu de fresques de jeunes femmes aux seins étonnamment gros et ronds (ils connaissaient déjà le silicone à l'époque ?), des grosses pattes de lion qui encadrent un début d'escalier par lequel on rejoint le sommet. De là, la vue est époustouflante, à 360°, avec les fondations de ce qui a dû être un palais, un fort ou un monastère selon les interprétations. Puis redescente dans les jardins. J'adore particulièrement la partie avec plein de gros cailloux disséminés un peu partout qui réveillent mes envies d'escalader. Et ensuite, une partie plus « organisée » avec des jardins et des bassins symétriques, à la française.

Mine de rien, toutes ces aventures et marches (on n'a pas compté), ça creuse, donc très copieux repas avant de repartir vers Dambulla et prendre un bus (encore, oui, certaines choses reviennent sans cesse) pour Anuradhapura, un des autres grands sites « à voir » dans le triangle culturel, pour lequel on s'est fendu d'un pass au prix exorbitant de 50 dollars (5750 roupies)...

 

Et je vous raconterai bientôt comment on peut se prendre pour Indiana Jones dans les restes d'une ancienne ville en ruines...

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