Welcome in Sri Lanka...

Publié le par Carotte

 

Quelques kilomètres seulement... et pourtant !

 

Arrivées au Sri Lanka le 25 novembre 2011...

Malgré vos réclamations, ce blog risque de subir une baisse certaine du nombre d'articles... Ce n'est pas dû à une mauvaise volonté de ma part, mais plutôt au réseau internautique cinghalais qui est fort limité.

Etonnamment limité d'ailleurs lorsqu'on compare au développement du pays sur les autres points. A peine arrivées, on a peine à croire qu'à peine 1h30 de vol nous sépare de Chennai. Les rues sont propres, il y a des trottoirs, pas de papiers ni de déchets par terre, les filles sont très majoritairement vêtues à l'européenne malgré la présence de quelques saris, et surtout... on nous a aidé à porter nos sacs jusqu'au bus !!! Et dans ce même bus, les hommes se lèvent pour laisser la place aux femmes ! Oui, après 3 mois en Inde, on en avait presque oublié ce qu'était la galanterie.

Quelques autres surprises : si le prix des transports en commun est aussi peu cher, le prix hébergements montent d'un cran... Et dans les restos, on peut s'en sortir pour pas grand chose, mais il faut faire un peu plus gaffe et on peut oublier les thalis à 40 centimes...

Niveau bouffe, justement, si le plat traditionnel, le rice & curries rappelle assez fortement toute la gastronomie de l'Asie du Sud (du riz, des curries et des lentilles), les saveurs ne sont pas tout à fait les mêmes. Moins parfumé, plus piquant. Bon, il y a quand même de biens bonnes surprises, comme les rotis, sortes de crêpes pliées et farcies au choix aux légumes, à l'oeuf, au poisson... et la même chose panée, qui prend alors le nom de « roll ». On ne mourra pas de faim, même si notre diabète cholestérolisé ne risque pas franchement de s'améliorer.

Et puis les gens... parce que c'est quand même ça le plus important... Je l'ai déjà dit : tout-à-coup, on a l'impression que les sri lankais connaissent la politesse. C'est fort agréable. Les gens nous aident très volontiers (même si l'anglais est loin d'être parlé partout), nous sourient d'une manière tellement sincère qu'on ne peut que succomber. Surtout les femmes et les jeunes filles, tellement jolies. Les hommes, c'est un peu particulier. Globalement très gentils aussi, mais aussi très dragueurs. Et les regards sont parfois un peu dérangeants. C'est la première fois depuis le début de mon voyage que je suis partie d'un endroit car on ne se sentait pas à l'aise devant les regards insistants. Ce n'est heureusement pas très fréquent. Et même si je déteste toujours autant les rickshaws (appelés plus généralement tuk-tuk ou three-wheelers ici) et que les patrons des hôtels ont généralement tendance à augmenter les prix annoncés une fois qu'on est arrivés et qu'ils nous voient avec nos gros sacs (franchement pénible), les regards, les sourires et les quelques mots échangés sont généralement d'une très grande gentillesse et sympathie. Curiosité aussi, mais moins insistante qu'en Inde... et on ne s'est pas encore fait prendre une seule fois en photo ! (les petits plaisirs de la vie...)

 

Passons maintenant à l'île en elle-même et ses activités. Puisqu'en 4 jours, on a déjà parcouru bien du chemin... Aurélia n'étant là que pour 10 jours, le programme est chargé.

On attaque avec la côte Sud et ses plages où l'on rejoint des amis d'Aurélia. Toute une bande du sud-ouest en deux morceaux qui se sont retrouvés à Mirissa avec au départ le projet de faire du surf (entre autres). La météo ne facilitera guère leurs envies. On arrive juste après une énorme tempête : tout l'après-midi, les vents ont soufflé et la pluie déchainée, une dizaine de pêcheurs ne sont pas rentrés au port, des arbres ont été arrachés, des toits aussi... Quand on arrive, il fait nuit, les débris sur la plage et l'absence d'électricité témoignent de ce qui s'est passé, il crachine toujours un peu mais le calme est revenu. La première soirée est donc assez tranquille car d'un côté, 5 ont affronté la tempête, et nous deux, on s'est contentées de 2 bus, 1 avion et 3 autres bus, soit 15 heures dans les moyens de transports. Fatigue générale.

Le lendemain, le temps est encore variable mais on peut quand même profiter de la plage, très belle, calme, bordée de cocotiers, avec des vagues énormes et un courant suffisamment fort pour ne pas donner envie de s'éloigner beaucoup du rivage.

Un jour à peine et hop ! On bouge... direction Tangalla et encore une nouvelle plage de rêves. Vraiment sublime celle-là. Un immense demi-cercle jaune, avec des millions de coquillages et d' « oeil de sainte lucie » ou « shiva's eyes » en version locale, bordé de cocotiers (encore) et quasi déserte. Malheureusement, le temps n'est vraiment pas de la partie et on passe l'après-midi à chercher des coquillages sous une pluie battante, et les vagues coupent toute envie d'essayer de se mettre à l'eau. Raté pour les tortues...

Lassés de la pluie, changement de cap : direction les terres et le parc national d'Uda Walawé avec ses éléphants et ses buffles. Ca rappelle à la fois les réserves africaines (en plus vert et plus humide) et le Teraï népalais. Des éléphants, des éléphants, des bébés éléphants, des buffles, des buffles, des varans, des éléphants, des paons, des paons, des paons (léon), des oiseaux en tous genres, deux crocodiles, des pélicans. Plutôt joli, mais j'ai un peu du mal à m'extasier. Je ne suis toujours pas passionnée par un tour en 4x4... et on n'a même pas vu de léopard ! (oui, OK, ça fait franchement la fille blasée, mais objectivement, rien ne ressemble autant à un troupeau de buffles dans une mare qu'un autre troupeau de buffles et idem pour les éléphants, même si ça a toujours de la gueule).

Et là, on vient encore une fois de changer de lieu et d'ambiance après avoir abandonné le reste du groupe parti dans d'autres directions. Nous voilà à Ratnapur, ville des pierres précieuses, au milieu des rizières et des plantations de thé où je vais tenter de trouver une connexion internet pour vous envoyer tout ça...

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christine 29/11/2011 15:02


Rhââhhh... plus que deux jours !

babeth 29/11/2011 14:32


Merci, merci pour toutes tes aventures, j'imagine que nous n'en aurons plus beaucoup désormais si internet n'est pas propice... Si t'as des yeux en trop, pense à moi ! Je n'en ai trouvé qu'un
avec bien du mal en Corse ! Gros bisous.