Ya des jours comme ça... (Bubaneshwar)

Publié le par Carotte

 

Ya des jours comme ça, où c'est pas complètement foiré, mais on ne peut pas dire que ce soit génial non plus. Bubaneshwar est une de ces étapes que j'aurais grandement pu éviter, même si j'y ai quand même vu des belles choses. On passe son temps à rechercher l'endroit « vrai », peu touristique, à la rencontre de l'Inde, la vraie, et quand on y est, on recherche ses congénères, des anglophones, un endroit agréable pour se poser tranquillement et où on ne nous demandera pas pour la centième fois de la journée d'où je viens et si je suis mariée. La conversation s'arrêtant de toutes façons là puisque ce sont les deux seules phrases maîtrisées en anglais. Et que l'oriya, je ne gère pas encore.

Bon, je force un peu le trait. L'arrivée y est peut-être pour quelque chose. L'employé des trains m'a filé un billet pour la journée alors que j'en voulais un de nuit. Tant pis, j'arrive le soir donc à Bubanehwar, j'esquive les 300 rickshaws qui m'attendent à la sortie de la gare puis chemine le long de la grande route pas franchement sympatoche à la recherche d'un hotel. Il y en a 3-4 conseillés par les guides à 500m de là. Mais ce que je n'avais pas tout à fait prévu, c'est que c'est festival. Et donc tourisme massif exclusivement indien. Et tous les hôtels sont complets. Au bout du cinquième refus, je finis par échouer dans un hôtel pas trop mal, mais largement plus cher que ce que je paye d'habitude. J'ai un lit double, une télé, un ventilateur, une douche qui ne marche pas, mais c'est globalement pas trop sale. Et je décide de fuir dès le lendemain pour Puri, une autre ville pas loin mais où l'offre hôtelière semble un peu mieux.

Après une pas excellente nuit, je pars quand même explorer ce qu'il y a à voir à Bubaneshwar. Les temples. Il y en a beaucoup. Autour d'un bassin sacré, envahi par les algues et les déchets. Il y a en effet de très jolis temples. Le plus grand et beau n'est pas accessible aux non-hindous, mais à voir les hautes tours qui dépassent, il doit en effet être assez impressionnant. Qu'à cela ne tienne, je me rabats sur les autres autour. Certains pas transcendants et avec un peu trop de solliciteurs. D'autres beaucoup plus calmes et agréables. La plupart sont entourés de jolis jardins à la pelouse impeccable. Mes deux préférés, côté à côte sont superbement sculptés : jolies déesses, éléphants, lions, monstres étranges, singes qui s'épouillent, motifs géométriques et floraux. Fin et délicat, dans une jolie pierre rouge. Je finis quand même par passer de bons moments, d'autant que dès que l'on s'éloigne du plus grand temple, les gens sont plutôt souriants et agréables, notamment les femmes (chose suffisamment rare pour être notée). Une très mignonne m'aide à passer un portail où un chien a décidé de hurler à la mort, me pétrifiant sur place, mais après m'avoir demandé si je parlais oriya (nei) ou hindi (nei aussi), la communication s'arrête sur des grands sourires. Les trois mots que je maîtrise en hindi pour commander à manger et faire les courses ne me sont guère utiles dans ces situations. Un ou deux prêtres tentent de m'interroger mais je m'aperçois que je n'en ai pas franchement envie de parler et répond évasivement que je viens du Japon et que oui, je suis mariée avant de filer. Visiblement, il ne doit pas y avoir foule d'étrangers en goguette ici. Au moins, on pourra dire que je n'ai pas vu un occidental pendant mon séjour ici.

Publié dans Sur la route... Inde

Commenter cet article